AKIS
STUDIO
L'interviewé a d'abord fait des études de design (orientées print), puis s'est spécialisé dans le web à l'école Albert Jacquard. Il a pris un mix entre UX/UI et frontend car ces deux métiers sont étroitement liés. À la fin de ses études, il a commencé à travailler en agence, mais s'est rendu compte qu'il aimait gérer ses propres projets et faire le suivi avec les clients. Il a donc lancé son activité il y a 3 ans en freelance et créé Akis . Il a choisi de communiquer comme une agence plutôt que sous son nom personnel pour valoriser la qualité et la collaboration avec d'autres freelances spécialisés. Il a déménagé à Bruxelles pour être plus actif dans l'écosystème et travaille depuis l'espace de coworking Silversquare.
Il a eu son premier PC vers 9-10 ans avec protection parentale et a toujours eu une aisance avec les ordinateurs. Il s'est intéressé à l'informatique mais a toujours été quelqu'un de créatif. C'est pourquoi il s’est spécialisé dans le front-end. Pendant ses études de design, il a commencé à expérimenter avec WordPress (theme builders). Ensuite, il s'est orienté vers le web à Albert Jacquard, ce qui lui a beaucoup plu. Ce qu'il aime le plus, c'est que le web offre des possibilités infinies : on peut créer ce qu'on veut (jeux, boutiques en ligne, etc.)
Principalement des sites internet (sites vitrines, multi-pages, landing pages). Cependant, il accorde une importance à l'identité graphique. Certains clients n'ont pas de branding, donc il fait d'abord un travail de branding ou rebranding avant de commencer la partie web. Il réfléchit aux typos, couleurs, et créent un univers autour de la marque. Pour qu'un site soit impactant, il faut que l'identité de marque soit aussi impactante. En pourcentage environ 35-40 % de branding et 60 % de sites web.
Pour le branding, il travaille d'abord sur papier à l'ancienne. Figma est utilisé principalement pour les mood boards et les ateliers stratégiques avec le client (réflexion sur les valeurs, l'audience, etc.). Ensuite, le sketching se fait sur papier. Une fois qu'ils ont des pistes intéressantes, il les transpose sur Illustrator. Il utilise aussi InDesign pour la mise en page de présentations. Donc principalement la suite Adobe pour la création de logos.
Principalement du JavaScript classique avec le framework SvelteKit. C'est une surcouche sur JavaScript qui permet d'avoir plus de possibilités, les bases restent HTML, CSS et JavaScript.
Oui, bien sûr. C'est normal de l'utiliser car c'est un gain de temps considérable. Ne pas l'utiliser serait une erreur à l'heure actuelle. Il faut accepter que le métier de développeur a changé et va encore changer. Il l'utilise énormément pour déboguer et implémenter des fonctionnalités répétitives. L'important est de savoir ce qu'elle crée derrière - il faut comprendre le code généré pour pouvoir le maintenir et le faire évoluer. Ça ne sert à rien de copier-coller sans comprendre. Il utilise principalement Claude Code (branché sur VS Code), mais aussi ChatGPT et Mistral selon les besoins.
Il ne faut pas nécessairement apprendre sans IA dès le début. On peut utiliser l'IA en apprenant, mais il faut lui demander d'expliquer ce qu'elle fait. Plutôt que de lui demander de faire à ta place, demande-lui : "Comment est-ce que je pourrais le faire ? Explique-moi." Si tu ne comprends pas, il faut revenir à l'étape formation. L'IA est comme un prof, une base de connaissances très intéressante, mais il faut bien l'utiliser.
Le métier de web dev est très collaboratif. Il faut s'entourer de gens complémentaires (designers, développeurs back, etc). Il travaille rarement seul sur des projets. Il faut être humble et accepter qu'on n'est pas expert dans tous les domaines. Le challenge au début, c'est de pouvoir s'entourer - avoir des gens d'études, des amis ou connaissances qui partagent la même vision. La première année est plus compliquée (se positionner, trouver sa cible, comprendre l'entrepreneuriat). En Belgique, il y a des structures d'accompagnement et des aides de l'État - il faut faire des recherches en amont. Il encourage à interviewer des entrepreneurs (la plupart sont bienveillants) et à s'entourer de gens plus expérimentés pour apprendre de leurs erreurs pour pouvoir les éviter.
Contact, information, et se former continuellement. Toujours être à l'affût des nouvelles technologies. S'entourer de gens dans le développement et liés aux métiers, c'est un des meilleurs moyens pour rester au courant. Créer un réseau, participer à un maximum de sessions d'information, même dans des domaines différents.
L'IA fait partie du quotidien d'un développeur, ne pas l'implémenter est une grosse erreur. Un fondateur de Node.js a dit qu'un développeur ne sera bientôt plus amené à rédiger une seule ligne de code. D'ici 2027-2028, on écrira très peu de lignes de code. D'où l'importance de comprendre ce qu'il y a derrière. L'IA peut partir dans des explications très compliquées alors que le bug est simple, si tu connais le code tu peux l'orienter. Le métier va évoluer vers un rôle plus "chef de projet" : donner des instructions plutôt que coder à la main et vérifier derrière lui.